Analyse énergétique

Tarif jaune et tarif vert EDF : éligibilité, prix et ce qu'ils sont devenus

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Le tarif jaune EDF et le tarif vert sont les tarifs réglementés de vente d'électricité pour une puissance supérieure à 36 kVA. Un seul contrat couvre la fourniture et la livraison, avec un prix du kWh qui varie selon l'heure et la saison. Supprimés fin 2015, ces tarifs sont revenus en février 2025 pour les petites structures. Les autres entreprises signent une offre de marché avec le fournisseur d'énergie de leur choix. Côté technique, on parle désormais de segments C5, C4 et C2. Ce guide fait le point : éligibilité, grille tarifaire, raccordement, options et alternatives.

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En bref

  • Tarif jaune : basse tension, de 37 à 250 kVA, segment C4. Tarif vert : haute tension (HTA), segment C2.
  • Éligibilité : moins de 10 personnes et un chiffre d'affaires jusqu'à 2 millions d'euros, ou une copropriété d'habitation.
  • Prix : un abonnement selon la puissance et un prix du kWh HTVA pour 4 postes horosaisonniers (HPH, HCH, HPE, HCE).
  • Contrat : courte ou longue utilisation, sans engagement de durée.
  • Sinon : une offre de marché, à prix fixe ou indexé, souvent négociée par un courtier.

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Qu'est-ce que le tarif jaune ?

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Un tarif réglementé pour les sites de plus de 36 kVA

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Le tarif jaune est un tarif réglementé de vente d'électricité (TRVE). Son prix n'est pas libre : son évolution est fixée par les pouvoirs publics, après une proposition de la Commission de régulation de l'énergie (CRE). En France métropolitaine continentale, il est proposé par EDF et par les entreprises locales de distribution dans leur zone.

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D'après EDF, le Tarif Jaune s'adresse aux locaux raccordés en basse tension dont la puissance est comprise entre 37 et 250 kVA. Le local doit être équipé d'un compteur de type PME-PMI : un compteur Linky ne permet pas d'y accéder. Le contrat est conclu pour un seul site, pour une durée indéterminée.

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Son prix intègre la fourniture d'énergie et l'acheminement sur le réseau électrique. Le client n'a donc qu'un seul contrat et une seule facture.

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Fonctionnement du tarif jaune : les 4 postes horosaisonniers

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Le tarif jaune n'a pas un prix unique du kWh. Le prix varie selon le moment de la consommation, avec quatre postes horosaisonniers :

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  • HPH : heures pleines d'hiver ;
  • HCH : heures creuses d'hiver ;
  • HPE : heures pleines d'été ;
  • HCE : heures creuses d'été.

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Les 4 postes horosaisonniers du tarif jaune : heures pleines et heures creuses d’hiver (HPH, HCH) et d’été (HPE, HCE)

L'hiver correspond à la saison haute, de novembre à mars. L'été correspond à la saison basse, d'avril à octobre. Dans le TURPE, on parle d'ailleurs de HPB et de HCB pour les heures pleines et creuses de saison basse.

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Ce découpage suit les coûts du système électrique : l'énergie coûte plus cher à produire et à acheminer en hiver, aux heures de forte demande. Une entreprise qui consomme surtout la nuit ou l'été paie donc son kWh moins cher qu'une entreprise qui consomme en journée l'hiver.

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Les options tarifaires : courte ou longue utilisation

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EDF propose le tarif jaune en deux versions tarifaires, aussi appelées versions d'utilisation :

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  • la courte utilisation (CU), adaptée aux locaux qui utilisent leur puissance peu d'heures dans l'année ;
  • la longue utilisation (LU), adaptée aux activités qui consomment de façon régulière, sur de longues durées.

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En longue utilisation, l'abonnement est plus élevé, mais le prix du kWh est plus bas. C'est l'inverse en courte utilisation. Le choix se fait donc en fonction du profil de consommation de l'entreprise. L'ancienne option EJP (effacement jours de pointe) n'est plus proposée.

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Les services inclus sont simples : espace client, bilan annuel des consommations, facture électronique et paiement par prélèvement automatique.

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Tarif bleu, jaune, vert : quelles différences ?

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Les trois couleurs correspondent à des niveaux de puissance et de tension de raccordement. Ce comparatif résume les principales caractéristiques des tarifs réglementés d'EDF.

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CritèreTarif bleuTarif jauneTarif vert
RaccordementBasse tensionBasse tensionHaute tension (HTA, de 1 à 50 kV)
Puissance36 kVA ou moinsDe 37 à 250 kVAGénéralement plus de 250 kVA
CompteurLinkyPME-PMIPME-PMI, SAPHIR ou ICE
PostesBase ou heures pleines / heures creuses4 postes : HPH, HCH, HPE, HCE5 postes, dont la pointe
VersionsSelon l'option choisieCourte ou longue utilisationCourte ou longue utilisation
SegmentC5C4C2 (ou C3, C1)

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Le tarif bleu : jusqu'à 36 kVA

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Le tarif bleu couvre les branchements de 36 kVA ou moins : logements, commerces, petits bureaux. Pour une activité professionnelle, on parle souvent de Tarif Bleu Pro. Il est réservé aux particuliers, aux copropriétés et à toute entreprise de moins de 10 personnes dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 2 millions d'euros. En cas de dépassement de la puissance prévue au contrat, le compteur Linky coupe le courant.

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Le tarif jaune : de 37 à 250 kVA en basse tension

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Le tarif jaune prend le relais au-delà de 36 kVA, tant que le local reste raccordé en basse tension. C'est le cas de nombreux commerces de taille moyenne, ateliers, restaurants, écoles ou petits immeubles de bureaux. Ici, le compteur ne coupe pas en cas de dépassement : la puissance dépassée est payée en supplément.

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Le tarif vert : les sites raccordés en haute tension

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Le tarif vert concerne les sites raccordés en haute tension (HTA), entre 1 et 50 kV : bâtiments industriels, hôpitaux, grandes surfaces, campus. Ces bâtiments disposent en général de leur propre poste de transformation. Le tarif vert ajoute un cinquième poste horosaisonnier, la pointe, facturée plus cher pendant les heures les plus tendues de l'hiver. Il existe lui aussi en courte et en longue utilisation, avec un abonnement qui dépend de la puissance choisie. Le tarif vert était déjà la référence en haute tension avant 2016.

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Qui peut souscrire au tarif jaune aujourd'hui ?

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De la fin des tarifs en 2016 à leur retour en février 2025

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Avant 2016, le tarif jaune était le contrat standard des locaux de 36 à 250 kVA. Les tarifs jaune et vert ont disparu avec l'ouverture du marché de l'électricité à la concurrence. L'objectif était de laisser chaque client choisir son fournisseur. La loi NOME du 7 décembre 2010 a fixé le cadre réglementaire : la suppression des tarifs réglementés pour les sites de plus de 36 kVA. Ils ont pris fin le 1er janvier 2016.

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Chaque entreprise qui n'avait pas choisi d'offre de marché a basculé sur une offre transitoire : une période de transition de six mois, jusqu'au 30 juin 2016. En mars 2016, selon la CRE, 63 192 sites sur 468 000 n'avaient toujours pas souscrit d'offre de marché. Les retardataires ont ensuite été confiés à des fournisseurs désignés par la CRE, à des prix pouvant dépasser de 30 % au maximum les prix habituels.

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Le retour est venu de la loi n° 2024-330 du 11 avril 2024. Elle a supprimé la limite de 36 kVA de l'article L337-7 du code de l'énergie. Depuis le 1er février 2025, le tarif jaune et le tarif vert d'EDF sont donc de nouveau accessibles, mais pas à tout le monde.

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Les conditions d'éligibilité

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Aujourd'hui, le tarif jaune est accessible à deux catégories de clients :

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  • tout consommateur final non domestique qui emploie moins de 10 personnes et dont le chiffre d'affaires, les recettes ou le total de bilan annuel ne dépassent pas 2 millions d'euros : TPE, artisans, commerçants, professions libérales, associations ;
  • les propriétaires uniques et les syndicats de copropriétaires d'un immeuble d'habitation, sans condition de taille.

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Une petite commune disposant de moins de 10 agents et de recettes annuelles inférieures à 2 millions d'euros peut donc aussi souscrire au tarif jaune d'EDF. Ces critères figurent dans le code de l'énergie : c'est une condition légale, pas une politique commerciale d'EDF.

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Le local doit être situé en France métropolitaine continentale et alimenté en basse tension, avec une puissance strictement supérieure à 36 kVA. Les mêmes critères s'appliquent au tarif vert pour les raccordements en haute tension.

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Le client atteste lui-même son éligibilité, par voie électronique, au moment de la souscription. Il en porte la responsabilité : s'il ne remplit plus les critères, il doit résilier son contrat et passer à une offre de marché. À l'inverse, une entreprise déjà liée par une offre de marché peut demander le tarif jaune si elle est éligible. Vérifiez d'abord les éventuelles indemnités de résiliation de son contrat actuel.

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D'après la CRE, des tarifs de ce type existent toujours en Corse et en outre-mer, où s'applique un régime spécifique. Pour une entreprise plus grande en métropole, rien ne change : elle doit choisir une offre de marché.

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Quel est le prix du tarif jaune ?

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Abonnement et prix du kWh : lecture de la grille tarifaire

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La grille tarifaire du tarif jaune, ou barème, comprend deux éléments :

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  • un abonnement annuel, aussi appelé prime fixe, qui augmente avec la puissance en kVA ;
  • un prix du kWh HTVA pour chacun des quatre postes (HPH, HCH, HPE, HCE).

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Les prix du barème sont exprimés HTVA, TVA exclue, car la TVA est récupérable pour toute entreprise assujettie. La facture ajoute ensuite les taxes : l'accise sur l'électricité, la contribution tarifaire d'acheminement (CTA) et la TVA.

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Le prix réel payé dépend du profil de consommation : la part consommée en heures pleines d'hiver pèse le plus lourd. Pour comparer, divisez votre facture annuelle HTVA par votre consommation totale. Vous obtenez un prix moyen du kWh HTVA, plus parlant que le prix d'un seul poste.

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Seule source fiable pour les montants : le barème officiel. La grille en vigueur est publiée au Journal officiel et disponible sur la page du tarif jaune EDF. Nous ne reproduisons pas les montants ici, car ils changent deux fois par an.

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Deux révisions par an, en février et en août

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Les TRVE évoluent en général deux fois par an, au 1er février et au 1er août. La CRE calcule chaque évolution selon une méthode dite d'empilement des coûts. Elle additionne :

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  • le coût de l'énergie et de son approvisionnement sur le marché ;
  • la garantie de capacité ;
  • les coûts d'acheminement, c'est-à-dire le TURPE ;
  • les coûts commerciaux et la rémunération du fournisseur.

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Ce mode de calcul vise à refléter les coûts réels d'un fournisseur. Il préserve aussi la concurrence : un fournisseur alternatif doit pouvoir proposer une offre au même niveau de prix. La CRE transmet ensuite sa proposition aux ministres, qui peuvent s'y opposer. Une hausse du TURPE se répercute donc sur le prix du tarif jaune. Les taxes, comme l'accise, suivent leur propre calendrier, fixé par la loi de finances.

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Les avantages et les limites du tarif jaune

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Ses avantages :

  • un prix encadré par les pouvoirs publics, sans surprise commerciale ;
  • un contrat sans engagement de durée, résiliable à tout moment ;
  • un seul interlocuteur pour la fourniture et l'acheminement ;
  • un barème simple, publié HTVA, adapté aux petites structures.

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Ses limites :

  • l'accès reste réservé aux petites structures et aux copropriétés ;
  • le prix change à chaque révision, à la hausse comme à la baisse : il n'est pas bloqué ;
  • le contrat ne couvre qu'un seul site ;
  • il n'est pas toujours le moins cher : selon les périodes, une offre de marché peut faire mieux.

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Son principal avantage reste la simplicité. Le tarif jaune est donc une solution adaptée aux petites structures, qui peuvent répondre à leurs besoins sans avoir à gérer un appel d'offres.

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Comment passer du tarif bleu au tarif jaune ?

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Augmenter la puissance au-delà de 36 kVA

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Passer du tarif bleu au tarif jaune n'est pas un simple changement de contrat. Au-delà de 36 kVA, le local change de catégorie de raccordement : il passe en basse tension supérieure à 36 kVA, avec un compteur triphasé spécifique.

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Les étapes sont les suivantes :

  1. Évaluez votre besoin réel en énergie avec un bilan de puissance électrique : équipements, usages simultanés, projets à venir.
  2. Faites une demande de modification de raccordement auprès d'Enedis, ou de l'entreprise locale de distribution. Enedis vous adresse alors un devis.
  3. Validez le devis, puis faites réaliser les travaux de branchement, de comptage et d'adaptation de l'installation électrique.
  4. Souscrivez un contrat : le tarif jaune si vous êtes éligible, sinon une offre de marché. Le fournisseur s'occupe ensuite de la mise en service.

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Pour ces démarches, mieux vaut être accompagné par un professionnel : électricien ou bureau d'études. Prévoyez du temps : les coûts et les délais dépendent de la configuration du bâtiment et du réseau. Seul le devis d'Enedis fait foi.

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Quelle est la puissance maximale du tarif jaune ?

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La puissance maximale du tarif jaune est de 250 kVA, selon EDF. Au-delà, l'installation doit être raccordée en haute tension et relève du tarif vert ou d'une offre de marché. À l'inverse, une entreprise qui descend à 36 kVA ou moins repasse en tarif bleu, avec un compteur Linky.

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Erreur fréquente : surdimensionner. Une puissance trop élevée alourdit l'abonnement toute l'année. Notre guide de la puissance souscrite détaille comment la choisir.

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Segments C5, C4, C2 : ce que sont devenus les tarifs bleu, jaune et vert

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Depuis 2016, dans le monde professionnel, fournisseurs d'énergie et gestionnaires de réseau ne parlent plus de couleurs mais de segments. Le segment dépend du raccordement du point de livraison et de son contrat. Il détermine aussi la façon dont la consommation est relevée. Les fournisseurs parlent d'ailleurs encore souvent de « profil tarif jaune » pour désigner un compteur C4.

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La correspondance entre anciens tarifs et segments

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SegmentRaccordementPuissanceAncien tarifComptage
C5Basse tension36 kVA ou moinsTarif bleuCompteur Linky
C4Basse tensionPlus de 36 kVA, jusqu'à 250 kVATarif jauneCompteur PME-PMI
C2Haute tension (HTA)Généralement plus de 250 kVATarif vertCourbe de charge mesurée

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Enedis distingue aussi deux autres segments. Le C3 regroupe des sites HTA dont la courbe de charge est estimée à partir d'un profil, et non mesurée. Le C1 concerne les sites qui ont signé directement un contrat d'accès au réseau (CARD) avec le gestionnaire, en plus de leur contrat de fourniture.

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Ce que le segment change sur la facture

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  • En C5, le compteur Linky coupe l'alimentation si la puissance appelée dépasse la puissance du contrat. Il n'y a pas de pénalité, mais une interruption d'activité.
  • En C4 et en C2, le courant n'est pas coupé. Les dépassements sont facturés chaque mois via la composante mensuelle des dépassements de puissance souscrite (CMDPS).
  • En C4, la puissance peut être fixée différemment selon les quatre postes du TURPE en vigueur (HPH, HCH, HPB, HCB). Elle doit alors rester égale ou augmenter d'un poste à l'autre.
  • En C2, la pointe s'ajoute, avec une formule à pointe fixe ou à pointe mobile. La pointe fixe s'applique de décembre à février, deux heures le matin et deux heures le soir. La pointe mobile est déclenchée par RTE la veille, dans la limite de 22 jours par an, selon la brochure tarifaire d'Enedis.

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Les compteurs C4 et C2 enregistrent une courbe de charge détaillée. C'est la base de toute optimisation. Homeys permet de récupérer ces données de consommation automatiquement, avec jusqu'à 36 mois d'historique. Ces informations servent aussi à suivre la performance énergétique d'un parc de bâtiments.

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Tarif jaune ou offre de marché : comment choisir ?

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Les offres de marché pour les sites C4 et C2

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Si vous n'êtes pas éligible au tarif jaune, ou si vous cherchez un meilleur prix, vous passez par une offre de marché. Tous les fournisseurs d'énergie peuvent en proposer. On distingue trois types d'offre :

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  • l'offre à prix fixe, bloqué pendant la durée du contrat ;
  • l'offre indexée, qui suit les prix du marché de gros ;
  • l'offre mixte, qui combine une part fixe et une part indexée.

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Ces contrats prévoient souvent une durée d'engagement d'une ou plusieurs années. Demandez des devis à plusieurs fournisseurs, ou passez par un courtier. Avant de changer, vérifiez les éventuelles indemnités de résiliation de votre contrat actuel : elles peuvent réduire, voire annuler, l'économie attendue.

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Le TURPE, lui, reste le même quel que soit le fournisseur : il est fixé par la CRE et reversé au gestionnaire de réseau. La concurrence porte sur la part fourniture. Pour aller plus loin, consultez notre guide pour choisir son fournisseur d'électricité et de gaz.

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Comparer les offres à partir de la consommation réelle

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Pour comparer, il faut des données fiables : profil de consommation, répartition entre heures pleines et heures creuses, saisonnalité. Une comparaison sur une consommation annuelle moyenne est une erreur classique : elle passe à côté de l'essentiel. Un comparatif sérieux tient compte de la consommation par poste, de la durée d'engagement et des conditions de révision du prix.

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C'est le rôle des courtiers et des conseillers en énergie. Ces experts de l'énergie interrogent plusieurs fournisseurs, négocient les conditions et accompagnent leur client jusqu'à la signature. Objectif : trouver le meilleur fournisseur pour chaque entreprise, pas seulement le prix le plus bas affiché. Le courtier devient alors un partenaire de long terme, qui suit les échéances des contrats.

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Les courtiers s'appuient de plus en plus sur des outils qui récupèrent automatiquement les courbes de charge. Homeys leur propose un module dédié : son comparateur d'offres pour les courtiers simule chaque offre à partir de la consommation réelle de chaque compteur, pour recommander la solution la plus adaptée. Il fait aussi gagner du temps sur les appels d'offres.

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Réduire l'acheminement : puissance souscrite et formule tarifaire

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Le contrat de fourniture n'est qu'une partie de la facture. L'acheminement en représente une part importante, et il s'optimise sans changer de fournisseur. Deux leviers existent :

  • ajuster la puissance souscrite de chaque compteur à ses besoins réels, pour éviter un abonnement surdimensionné ou des dépassements répétés ;
  • choisir la bonne formule tarifaire d'acheminement, c'est-à-dire la version d'utilisation : courte ou longue utilisation en C4, avec pointe fixe ou mobile en C2.

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Ces réglages se décident à partir de la courbe de charge. Pour comprendre la méthode, consultez notre article sur le calcul du TURPE. Le logiciel d'optimisation contractuelle de Homeys analyse automatiquement les compteurs C5, C4 et C2, puis recommande la puissance et la formule les plus adaptées.

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Vous gérez au moins 10 compteurs ? Demandez une étude gratuite d'optimisation du TURPE.

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Conclusion

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Le tarif jaune et le tarif vert n'ont pas disparu : ils ont changé de public. Fermés en 2016 à tout site professionnel de plus de 36 kVA, ils sont de nouveau ouverts depuis 2025 aux très petites entreprises, aux petites collectivités et aux copropriétés. Pour toute autre entreprise, les compteurs C4 et C2 relèvent d'une offre de marché.

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Pour un professionnel comme pour une copropriété, la facture d'énergie ne se joue pas seulement sur le choix du contrat. La puissance et la formule d'acheminement pèsent aussi sur le coût total. Elles se pilotent avec les données de consommation, au cœur d'une bonne gestion de l'énergie.

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FAQ : vos questions sur le tarif jaune et le tarif vert

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Le tarif jaune existe-t-il encore ?

Oui. Supprimé le 1er janvier 2016 pour les sites de plus de 36 kVA, il est de nouveau proposé par EDF depuis le 1er février 2025. Il est réservé à toute entreprise de moins de 10 personnes dont le chiffre d'affaires ne dépasse pas 2 millions d'euros, et aux copropriétés d'habitation.

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Quelle est la différence entre tarif jaune et tarif vert ?

Le tarif jaune concerne les locaux raccordés en basse tension, de 37 à 250 kVA. Le tarif vert concerne les sites raccordés en haute tension (HTA). Il ajoute un poste de pointe en hiver. Les deux sont disponibles en version courte ou longue utilisation.

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Comment savoir si mon compteur est C4 ou C5 ?

Regardez la mention de la puissance sur votre facture. Jusqu'à 36 kVA, le compteur est en C5 : c'est en général un Linky. Au-delà, en basse tension, il est en C4.

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Peut-on résilier le tarif jaune à tout moment ?

Oui. Le contrat au tarif jaune est à durée indéterminée, sans engagement de durée. Il est résiliable à tout moment. Une offre de marché, elle, peut prévoir des indemnités en cas de résiliation anticipée.

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Une copropriété peut-elle souscrire au tarif jaune ?

Oui, sans condition de taille, si l'immeuble est à usage d'habitation et si le compteur dépasse 36 kVA. Pour un compteur Linky de parties communes, consultez notre article sur le choix du fournisseur d'électricité pour les parties communes.

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Le tarif jaune est-il moins cher qu'une offre de marché ?

Pas forcément. Le tarif jaune suit les révisions décidées par les pouvoirs publics. Selon l'état du marché de l'énergie au moment de la signature, une offre à prix fixe peut être plus ou moins chère. Seul un comparatif sur votre consommation réelle permet de trancher.

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Les tarifs réglementés du gaz existent-ils encore ?

Non. Les tarifs réglementés de vente de gaz ont pris fin le 30 juin 2023 pour l'ensemble des consommateurs. Le gaz se souscrit uniquement en offre de marché.

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